Diaporama Objectif Salar

Parcourir les hauts plateaux argentins (Puna) et boliviens (altiplano), permet d’entrer dans un monde oublié où la civilisation moderne n’est pas encore arrivée. La Puna de l’Atacama est une des dernières régions du globe encore peu explorée, extrêmement désertique et qui recèle une variété de paysages tout simplement indescriptibles : lagunes multicolores peuplées de milliers de flamands, innombrables volcans (dont une petite dizaine dépasse les 6000 mètres) aux flancs maculés de coulées de lave, salars immenses et intemporels qui séparent les vallées, canyons profonds et formations géologiques plus irréelles les unes que les autres et enfin quelques oasis où vivent les rares habitants.


Cet itinéraire vous mènera jusqu'au salar d'Uyuni en Bolivie, où règne une atmosphère unique au monde, sans oublier la découverte des peuples Quechua et Aymara des petits villages andins et des villes comme Salta et Potosi au patrimoine architectural colonial. C'est une véritable exploration au volant d’un 4x4 de location de ces régions hors normes et oubliées par des pistes très rarement parcourues.



POINTS FORTS


  • Itinéraire spectaculaire et inédit de 4200 km entre Puna argentine et Altiplano bolivien
  • La traversée des Andes par les cols d’altitude
  • Plus de 70% de pistes et de hors piste
  • Les villages et les communautés indiennes
  • Observation d’une faune variée (flamants, condors, alpagas, vigognes, lamas...)
  • Découverte à pied de sites grandioses
  • Les villes de Salta, Buenos Aires et Potosi
  • Visite des plus beaux sites naturels :
    Alta Catamarca (Salinas de la Laguna Verde, Laguna Celeste, Monte Pissis), Antofalla, Antofagasta de la Sierra, Volcan Galan, Salar de Antofalla, Laguna Diamente, Salar del Diablo, Col Abra del Acay, Laguna Grande, Quebrada de Humahuaca, Salar d’Uyuni...


INFORMATIONS


Niveau : accessible à tous. Difficulté moyenne pour le 4x4. Itinéraire prévu pour une bonne acclimatation. Petites marches en altitude.


Déplacement : véhicules 4x4 (Pick up, Toyota Hilux double cabines ou similaire) avec ou sans chauffeur.
4x4 assurés au tiers (avec dépôt de caution).


Groupe : de 6 à 14 personnes.


Encadrement : accompagnateur/guide français + assistant argentin.


Climat : de type désertique Andin. Les amplitudes thermiques sont amplifiées par l’altitude : journées belles et nuits fraîches, particulièrement dans la Puna au-dessus de 3500m (éventuellement de 40° à -10°C !). Le temps est beau mais très froid en juillet/août (chutes de neige possibles),
plus modéré le reste de l’année.


Vols : réguliers + vols intérieurs.


Hébergement : hôtels tout conforts dans les villes, auberges dans les villages. Une nuit chez l’habitant.



Repas : pique-nique le midi ou au restaurant. Au restaurant ou en auberge locale le soir.


Santé : aucun vaccin n’est obligatoire. Emportez une trousse avec vos médicaments.


Formalités : passeport valide (pas de visa), permis de conduire international.


Période : mars, avril, mai et octobre, novembre, décembre.


Tarif : demandez un devis.



CARNET DE ROUTE


Buenos Aires, avec ses faux airs de Rome ou de Madrid, ne dépayse pas vraiment au premier abord. C'est à Catamarca que le voyage nous semble vraiment commencer : nous faisons connaissance avec nos montures, deux Hilux atmosphériques ; nous partagerons le nôtre avec Pedro, le mécano argentin, qui nous régalera de sa connaissance des pays traversés pendant tout le voyage. Et de suite, d'impressionnants cactus le long d'une vallée nous rappellent que nous sommes dans un autre monde auquel il faut s'acclimater.


D'ailleurs, le mal des montagnes risque d'être virulent, et c'est pourquoi Julien Dromard, le boss d'Altacima, a prévu une lente montée vers les hauts plateaux des Andes. Nous allons ainsi passer en douceur de 1200m à 3700, par de somptueux paysages où se mêlent dunes, montagnes ocres et roses, lagunes multicolores peuplées de flamands roses. C'est un vrai désert, tour à tour pierreux ou sablonneux, émaillé d'oasis.


Nous rencontrons de nombreuses vigognes avant d'arriver à Antofagasta de la Sierra, et nous croisons nos premiers troupeaux de lamas.
Cette petite oasis est une bonne base pour rayonner dans les environs, et pour parachever notre acclimatation. C'est que les curiosités ne manquent pas : plusieurs vastes salars, volcans à l'altitude respectable, jusqu'à près de 6500m ; coulées de lave noire, montagnes de cendre. Nous avons en particulier encore à la mémoire l'accès dans le cratère du Galán, où un nandou, l'autruche de là-bas, semble nous poursuivre : de ce lieu, à 4750m, vous découvrez un cratère de près de 40km de long, parsemé de lagunes à flamands roses.


Nous quittons Antofagasta cap au nord vers la Bolivie ; nous saluons au passage l'antique mine d'Incahuasi, abandonnée aujourd'hui, mais exploitée par les indiens depuis des siècles, ainsi que le viaduc de la Polvorilla, construit par Eiffel pour le célèbre train des nuages. La ville frontière fait un peu Far-West côté bolivien, avec les trafics habituels de ce type de lieu.


La route mène ensuite à la ville minière d'Atocha où on entre et on sort par la rivière. Puis c'est la montée vers l'altiplano, par de spectaculaires reliefs argileux. Le terrain plat incite à la vitesse, mais gare aux lits de rivière. Avant Uyuni, on peut jouer dans des dunes : ce qui permet de s'ensabler à 3700m. Uyuni, c'est surtout le célèbre Salar. Rien ne peut donner idée de cette immensité d'un blanc aveuglant où on roule à fond; on peut y rencontrer un hôtel entièrement construit en sel ; des îles volcaniques recouvertes de corail fossile, et plantées de superbes cactus.


On ne saurait quitter la Bolivie sans passer par Potosí et sa montagne entièrement perforée de mines d'argent qui surplombe une ville riche d'architecture coloniale. Nous sommes à plus de 4000m. La visite des mines est impressionnante et poignante : la dynamite est en vente libre, on en offre en cadeau aux mineurs ; asthmatiques, claustrophobes et non contorsionnistes s'abstenir.


De retour en Argentine, notre ultime étape, Salta, nous fait retrouver l'ambiance tropicale. La douceur et le charme de cette ville ne peuvent nous faire oublier les moments forts que nous venons de vivre.